Kobayr

Le monastère de Kobayr datant des 12e-13e siècles est un complexe arméno-géorgien comme son nom l’indique, c’est un composé explicatif: les mots "kob" en géorgien et "ayr" en arménien signifient tous les deux "grotte". Le monastère se trouve dans la région de Lori, sur les versants du village Kober. On peut y arriver à pied en 15 minutes environ par un sentier raide et étroit. Sa construction a commencé en 1171 d’après l’ordre des membres de la branche cadette des Bagratides régnant sur Lori. Le monastère devient ensuite la propriété de la famille Zakarian qui a ajouté l’église orthodoxe géorgienne. Les peintures murales datant de cette période sont dues à l’influence de la foi chalcédonienne. Le prince Chahenchah Zakarian est enterré ici. En 1279, un clocher est érigé au milieu du complexe où se trouvent les tombes Mkhargrjeli Zakarian et de son épouse, Vaneni.

La partie essentielle des monuments comprend 3 églises, un clocher-tour, un réfectoire, des chapelles, des khatchkars (pierres en croix) et les restes de quelques murs de la forteresse. La plus grande église est une longue salle à une nef partiellement en ruines: l’abside, les murs nord et ouest et deux rangs inferieurs du mur sud sont préservés. Un baldaquin semi-cylindrique qui était fixé par des arcs couvrait l’église. Deux entrées du nord et de l’est étaient installées dans une habitation riche. L’abside était éclairée par 5 fenêtres sur deux rangs. Les façades du bâtiment étaient entourées de hautes corniches concaves couvertes de détails ornementaux, d’ornements et de rosaces. Les croix s’élevaient presque aussi haut que les murs, le toit triangulaire montait vers le haut par des ornements crucifiés. De l’extérieur, les murs étaient en basalte bien taillé et plâtrés de l’intérieur, recouverts de fresques. Les restes des fresques finement ouvragées sont conservés dans l’abside et sur l’autel du mur septentrional (annexé en 1971). Les peintures de l’abside forment trois rangs. Au rang supérieur, la Vierge Marie est représentée avec des archanges, au centre – le péché de l’Eucharistie, sous les figures – des saints et entre les rangs – des ceintures décoratives. Des figures du prophète étaient représentées sur les murs de l’autel et la statue la mieux conservée était celle du prophète Elie sur l’autel du nord. Plus tard, dans la partie nord de la basilique une chapelle carrée a été érigée avec des chapelles latérales voûtées. L’entrée ouest était décorée de sculptures luxueuses. Une ouverture reliant la chapelle à l’autel de la grande église a été percée sur le mur du sud. La chapelle a été également crépie et peinte à l’intérieur. Les fresques avaient le même schéma à trois rangs comme dans la grande église. La différence est la suivante : ici, le péché de Deesis est représenté. A l’est de la grande église, au bord d’un rocher se trouve l’église de Mariamashen, partiellement en ruines avec des arcades à nef. L’entrée ouest est limitée par crochets semi-circulaires archaïques qui se distinguent l’un de l’autre par des reliefs simples. La chapelle funéraire du clocher se trouvait dans la partie ouest de la grande église d’une certaine éminence. Elle ressemblait à une salle carrée qui se fermait à l’est par une abside s’étendant sur toute la longueur du mur. Le réfectoire se trouve au nord-ouest de la grande église, non loin de la chapelle funéraire du clocher. Seuls les murs de la rangée inferieure de la voûte semi-cylindrique ont été conservés. La combinaison harmonieuse du complexe et de la belle nature autour font de ce monastère une destination touristique importante en Arménie.